Le stress: comment ça marche?

Publié le par La voie du kaizen

Le stress: comment ça marche?

Mal à la tête? C’est le stress! Aigreur d’estomac? C’est le stress! Irritabilité? C’est le STRESS !

Dans notre société moderne, le stress est la cause de nombreux maux. On entend de plus en plus parler de burn-out ou de dépression…

Mais au fait, comment ça marche, le stress ?

Au temps des cavernes

Remontons des siècles en arrière, au temps de la préhistoire. Imaginez notre homme des cavernes qui se retrouve face un animal dangereux. Vous pouvez facilement imaginer qu’il a un petit coup de chaud.

Face à la grosse bébête, il a trois solutions : ne plus bouger, s’enfuir ou se battre.

Rester sans bouger peut être une solution efficace face à une guêpe qui veut s’en prendre à votre rosé lors d’un barbecue, mais vous comprendrez aisément que, face à la bête qui a faim, ce n’est pas la solution optimale…Ainsi donc : fuir ou se battre. Dans un cas comme dans l’autre, les réactions du corps seront les mêmes.

Le stress va déclencher toute une série de mécanismes qui vont permettre à Monsieur Pierrafeu d’agir.

Tout d’abord, les glandes surrénales vont produire de l’adrénaline, qui va augmenter la force musculaire, entre autres en libérant des sucres, dans le sang. La respiration va s’accélérer, le cœur va battre plus vite et la pression artérielle va augmenter pour amener plus d’oxygène vers les muscles et accroitre l’activité cérébrale permettant ainsi une prise de décision rapide. Le corps est en alarme !

Dans un second temps (qui peut être très rapide), ces mêmes glandes surrénales vont produire du cortisol, ce qui va transformer des graisses en sucres dans le sang, stopper l’immunité, arrêter la digestion,… car le corps a besoin de toute son énergie (et du sang disponible) pour affronter le danger. C’est le stade de résistance.

Sauvons Monsieur Pierrafeu, il a fui et est rentré chez lui.

Le stress: comment ça marche?

Mais je ne rencontre pas souvent de lion ou d’ours dans mon coin…

Exact ! Même si nous ne sommes plus (enfin presque) des hommes des cavernes, les mécanismes du stress d’aujourd’hui restent les mêmes. Nous ne rencontrons que rarement des phénomènes de stress aigus et de nature physique mais nous sommes par contre constamment exposés à des stress chroniques et de nature psychologique.

En rentrant du boulot, vous avez peu de chance de croiser un lion sur le ring (sauf si vous habitez du côté de Waterloo). Par contre, vous rencontrerez certainement des bouchons, vos enfants crevés de l’école, pour qui il faut absolument une farde A5 avec deux petits anneaux, dans un ton uni, pour demain (mais qui utilise encore ça de nos jours ????), vous serez certainement dans la file la plus lente du supermarché (qui n’a même pas de farde A5…) et vous aurez oublié d’acheter le pain pour les tartines de demain. Mais ce n’est pas grave, pas besoin de tartines !

Parce que demain, c’est grève des bus et que vous devez appeler votre mère pour venir garder les petits car vous avez une réunion importante pour laquelle vous devez encore préparer 50 slides.

Allez… c’est pas plus stressant qu’un lion ça…(ha au fait, votre fille a oublié son doudou dans la charrette du supermarché, bonne chance pour le dodo…).

Je pense que vous voyez où je veux en venir.

Ces petits évènements du quotidien génèrent en fait les mêmes mécanismes dans le corps. De manière moins aigue, certes…mais de manière constante.

En plus, notre ami le cerveau, ne fait pas de distinction entre l’anticipation du stress et le stress réel (dites, vous êtes sûr d’avoir envoyé votre présentation au boss ? Et si ça se passait mal demain ?).

Heureusement, notre corps est super bien fait !

Les étapes du stress

Revenons à Monsieur Pierrafeu. Je vous ai parlé du stade d’alarme (production d’adrénaline pour l’augmentation de la force physique) et du stade de résistance (production de cortisol qui stoppe la digestion, le système immunitaire,…). Ensuite, vient, a priori, le stade de récupération. Monsieur Pierrafeu est rentré dans sa caverne où Madame Pierrafeu est occupée à préparer des sushis de Mammouths.

Ses différents taux d’hormones se régularisent et le lendemain, il est reparti…

Oui mais vous, votre phase de récupération, elle est où ? Devant le journal que vous regardez en replay (ben oui, à 19h, c’est l’heure du bain) où l’on vous montre toute la misère du monde ? Devant facebook, où vous vous rendez compte que c’est l’anniversaire de Tonton Francis et que vous avez oublié de l’appeler ? Dans votre séance de repassage express, parce que la grande a ABSOLUMENT besoin de son t-shirt rose demain (et que vous avez à peu près 3 mannes de repassage de retard) ?

Allez c’est pas grave, vous vous reposerez dimanche…ha non, pas dimanche,  il y a dîner chez bobonne Henriette.

Le stress: comment ça marche?

Quand les bobos s’installent…

Bref, sans phase de récupération, les taux d’hormones restent élevés, l’immunité et la digestion ne fonctionnent plus à un niveau optimal, la pression artérielle reste un peu élevée…et tout cela génère des maladies. Alors, je vous rassure, pas de quoi fouetter un chat dans un premier temps, car il y a quand même de petites phases de récupération. Juste de l’eczéma, une insomnie, une petite douleur à la nuque, une migraine, du mal à digérer…

En fait, quand la phase de récupération n’est pas suffisante, le stade de résistance se prolonge pour atteindre celui de l’épuisement.  Et c’est ainsi que débarque le burn-out, la dépression ou toute autre joyeuseté du genre. Parce que l’on croit toujours que l’on peut repousser nos limites…

Quels sont les symptômes qui doivent nous alerter ?

Les symptômes du stress chronique peuvent être d’ordre physique : douleurs dans le dos, dans le ventre, troubles de l’appétit et de la digestion, perturbation du sommeil ; d’ordre émotionnel : tristesse, nervosité, angoisses, sensibilité ; d’ordre comportemental : consommation d’excitants ou de calmants, addiction au tabac, à l’alcool ; ou encore d’ordre intellectuel : manque de concentration, difficulté à se positionner, doutes,…

Certaines pathologies peuvent apparaître comme des ulcères, des maladies de la peau, des migraines à répétition, des obsessions,…

 

Bon, on fait comment alors, parce que je n’ai pas vraiment d’autre choix que de subir tout cela…

Désolée de vous remettre les pieds sur terre, mais la seule personne qui peut agir, c’est vous !

Il n’y a qu’une seule solution à tout cela : diminuer votre exposition aux agents stressants et améliorer votre phase de récupération…

Comment ? Ca, c’est pour le prochain article :-) 

Sur ce, vous avez trouvé le cadeau pour l’anniversaire de Joséphine samedi après-midi? Non ? Et vous ne pouvez pas y aller samedi matin parce que vous avez promis à Josette, votre voisine de la conduire chez le dermato ?

Dommage…bonne nuit/journée quand même…

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